les coupures de presse

Saïda : Le diabète continue à susciter les débats
Le Quotidien d'Oran - Algérie - 20/12/2003 Algérie

Un quatuor de professeurs du CHU Oran s'est rendu à Saïda pour animer la journée d'étude sur le diabète, l'hypertension artérielle et les maladies cardio-vasculaires. La rencontre de ce jeudi, organisée par l'APW et la wilaya, était patronnée par le ministre de la Santé "qui n'a pu assister à l'événement du fait d'un agenda fourni et n'a en aucune manière boycotté la rencontre comme l'a affirmé avec légèreté un titre de la presse nationale", devaient préciser tant le wali, ajoutant "qu'au contraire le membre du gouvernement a salué cette initiative entrant dans le cadre du programme de prévention tracé par son département", que le président de l'APW qui illustre le rendez-vous en affirmant "que la médecine est l'affaire des praticiens, alors que la santé concerne tout le monde" pour paraphraser le directeur de la clinique "El Maghit" de Aïn El-Hadjar. Le Pr Belhadj Mohamed entama la série de communications programmées sur le thème "diagnostics et surveillance du diabète sucré", rappelant que cette pathologie touche les sujets sans limite d'âge et que le taux de glycémie à jeun devrait être inférieur à 1,10 g/l. S'il se situe entre cette norme OMS et 1,26 g/l, "on détecte une hyperglycémie modérée et au delà de 2 g/l, le diabète est avéré". Le professeur s'étalera sur l'évolution du diabète avant de préconiser le traitement qui "consiste globalement à lutter contre la sédentarité, l'obésité, l'arrêt du tabac, au strict contrôle de la tension artérielle et au bon équilibre glycémique". Le spécialiste a invité l'auditoire de médecins présents à "pratiquer l'hospitalisation de jour, règlementer les examens médicaux et prescrire des traitements périodiques". Dans l'après-midi, il développera le sujet en axant son intervention sur "le régime diététique et l'activité physique" pour réussir le traitement car le diabète non traité peut provoquer la cécité, l'insuffisance rénale, outre l'amputation tant répugnée et crainte par les sujets atteints et négligents. Le Pr Cherrak Anouar abordera le thème de "la prise en charge de l'hypertension artérielle chez le diabétique" puis celui sous le titre "rein et diabète". Il avertira tout de go qu'il s'agit d'abord "de prendre des mesures pour un diagnostic objectif sur un sujet au repos, le bras libéré. En cas d'hypertension artérielle (HTA), le rein est mis en cause et l'on constate un défaut dans la circulation capillaire". Pour sa part, le Pr Ayad Fatima tiendra un exposé sur "le pied diabétique". Elle rappellera que 52% des cas subissent l'amputation "car ils s'adressent tardivement à la médecine après avoir perdu du temps auprès des talebs du coin". Le diabète s'amplifie graduellement "du stade "0", c'est-à-dire l'infection de la lésion, parfois masquée par le henné, au grade 5, celui de la gangrène et de l'amputation irréversible", prévient la spécialiste, qui insistera sur l'éducation du malade et dira "il faut se laver les pieds et les sécher après chaque ablution" et "ne pas traiter les cors, durillons et ampoules avec un instrument contondant" car les risques sont néfastes. Le Pr Souhila Aribi expliquera "l'artériopathie chez le diabétique" puis "la maladie coronaire et le diabète". Elle conseille à l'assistance "une épreuve d'effort optimale et démaquillée pour être interprétable" et des ECG périodiques car "le diabète est un facteur de risque cardio-vasculaire". En néphropathie, le diabète évolue au début par une hyperfiltration donc une perturbation de la fonction du rein pour passer par la phase charnière "où se joue l'avenir" du rein, pour aboutir au stade terminal et au déclin de la fonction rénale. La journée sera clôturée par un appel du président de l'APW au ministre, M. Mourad Redjimi, pour doter l'hôpital Ahmed Medeghri d'un service de cardiologie équipé du scintigraphe, de l'angiographe, de l'échodoppler et du coronographe et muni de spécialistes en nombre. Il relancera le concept du "capital durable", les ressources humaines disponibles à exploiter. Le président de l'association des diabétiques de Saïda souhaiterait la création "d'une maison du diabétique" pour la sensibilisation et l'éducation des 3.000 sujets inscrits qui pourront y trouver l'aide et l'assistance escomptées. Le quatuor de spécialistes n'a pas caché sa satisfaction et promis de revenir à Saïda, chaque fois que de besoin, "transmettre le savoir". K. Ali

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site