Le pied diabétique

 
Plaies chroniques
dans le cas de diabète mellitus
et de maladies artérielles occlusives
Informations destinées
aux personnes concernées

Le pied diabétique

Environ 7 % des diabétiques souffrent avant tout des effets suivants de la maladie au niveau du pied :
•  circulation sanguine insuffisante liée aux vaisseaux sanguins
•  alimentation diminuée en oxygène
•  dysfonctionnements nerveux
•  et donc en particulier perte de la sensation de douleurs.

De toutes petites blessures, telles qu’une coupure lorsque l’on se coupe les ongles du pied ou un léger ulcère, peuvent se développer en une plaie chronique qui ne cicatrise pas. 70 % des amputations de pied ou de jambe réalisées en Allemagne, qui ne sont pas liées à un accident, sont les suites de ces plaies chroniques. Dans les cas appropriés, le recours à temps à la OHB augmente l’alimentation en oxygène et améliore la circulation sanguine, ce qui entraîne la guérison des plaies chroniques, évitant ou du moins limitant une amputation imminente.

Le diabète mellitus (la maladie du sucre) est un trouble du métabolisme qui naît du déséquilibre entre les hormones d’insuline (diminue la glycémie) et de glucagon, de cortisone et d’autres hormones (augmente la glycémie). Sur le long terme, l’augmentation chronique de la glycémie entraîne d’abord l’occlusion des plus petits vaisseaux sanguins (microangiopathie), puis celle des gros vaisseaux sanguins dans toutes les régions corporelles.

D’autres risques provoqués par le diabète
•  risque d’infarctus du myocarde 4 à 6 fois plus élevé
•  taux d’attaque d’apoplexie de 10 % environ
•  16 % de dysfonctionnements de la circulation artérielle, p.ex. dans les jambes, ce qui entraîne un risque d’amputation 22 fois plus élevé dans la région du pied ou du bas de la jambe
•  cécité dans les cas particuliers.



Le traitement des plaies qui ne cicatrisent pas

Que fait le médecin lorsque le patient a une plaie au pied ?
En premier lieu, la plaie est soignée par le médecin de famille ou un chirurgien et le patient prendra éventuellement des antibiotiques. Après le retrait par opération chirurgicale des tissus déjà morts, différents pansements aident à la guérison de la plaie. Dans des cas particuliers, des facteurs de croissance spéciaux peuvent stimuler les cellules qui prennent part à la cicatrisation de la plaie.
Les chaussures orthopédiques, les béquilles ou d’autres mesures visant à diminuer la pression font partie des soins de base des plaies (chroniques) qui ne cicatrisent pas autrement.

Quels effets supplémentaires la OHB peut-elle avoir ?
Si, au cours de la mesure de la pression partielle en oxygène au bord de la plaie, on note une hausse suffisante de celle-ci lors de la respiration d’oxygène, alors l’application à temps de la OHB présente de bonnes chances de guérison. Ainsi, d’autres complications pouvant aller jusqu’à l’amputation peuvent être empêchées ou amenuisées. Si une plaie ne cicatrise pas sous 30 jours, alors il faut décider d’un éventuel recours à la OHB en mesurant la pression partielle en oxygène et commencer le traitement le plus rapidement possible. Si l’évolution de la plaie ne laisse pas envisagée une guérison sans amputation, on peut au moins limiter l’ampleur de l’amputation (p.ex. partie antérieure du pied au lieu du bas de la jambe)

Comment fonctionne l’oxygénothérapie hyperbare (OHB) ?
Dans une atmosphère de surpression (atmosphère hyperbare), les patients respirent de l’oxygène pur (oxygénation). L’oxygène est transmis au sang par l’intermédiaire des poumons. Dans le caisson thérapeutique, jusqu’à 20 fois plus d’oxygène se dissout dans le liquide sanguin et est réparti dans tout le corps (p.ex. la peau et les os) par la circulation sanguine.



(Oxygénation, transport et alimentation du corps :
• Avec la thérapie par OHB, l’oxygène peut pénétrer considérablement plus profond dans le tissu
• La pression partielle en oxygène augmente à 1200 mmHg.)




Que peut faire le patient ?

Abordez le sujet de l’oxygénothérapie hyperbare avec votre médecin. Bien que les médecins qui soutiennent l’oxygénothérapie hyperbare comme une mesure complémentaire et la considèrent comme une véritable de chance pour les patients soient de plus en plus nombreux, il se peut que votre médecin ne connaisse pas encore cette méthode.

En collaboration avec votre médecin, le médecin pratiquant l’OHB élabore un programme de soins adaptés à vos douleurs. Les médecins et les patients travaillent alors main dans la main. Voici un exemple : dans le cas du traitement médicamenteux d’un pied diabétique, il faut que votre médecin régule parfaitement le taux de sucre. Le patient veille à appliquer son régime à la lettre. L’oxygénothérapie hyperbare assure la guérison des plaies en enrichissant l’oxygène dans les tissus.

Le patient est un maillon important (voire le plus important) de sa guérison
•  Les fumeurs devraient arrêter de fumer.
•  Il faut désormais appliquer les recommandations faites par le médecin ou la diététicienne en matière d’alimentation.
•  Baisse d’une tension artérielle et d’un taux de cholestérol élevés.
•  Faire de l’exercice physique (p.ex. natation, cyclisme, randonnée)
•  Boire beaucoup (p.ex. eau minérale, thé), au moins deux à trois litres par jour ; l’alcool (bière, vin) et la caféine (café, thé, coca cola) éliminent dans le corps davantage de liquide que la quantité bue et sont donc défavorables pour l’équilibre liquidien.
•  Soin pénible des ongles, il est important que le patient et le médecin traitant, un parent ou une aide-soignante, examinent méticuleusement les pieds, tout particulièrement la plante du pied.
•  Collaboration nécessaire ente le patient, le médecin traitant et le médecin pratiquant l’OHB :






Le traitement d’une maladie artérielle occlusive (MAO).
Fini la jambe du fumeur !


Dans le cas d’une maladie artérielle occlusive, (abréviation : MAO), les rétrécissements des gros vaisseaux sanguins amoindrissent l’alimentation en oxygène, surtout dans les jambes.

Complications de la maladie artérielle occlusive
Il en résulte une baisse de la résistance qui peut entraîner la diminution de la distance que la personne est capable de parcourir (maladie du shopping), des pieds froids, des douleurs, puis des ulcères et des altérations de tissus (nécroses).

Que fait le médecin ?
Après la dilatation des vaisseaux à l’aide d’un cathéter ou lors d’une opération chirurgicale, des médicaments sont prescrits au patient, qui visent à influer sur la coagulation du sang (acide acétylsalicylique, clopidrogel, héparine) ont un effet vasodilatateur direct (p.ex. prostaglandine E1).

Quels effets supplémentaires la OHB peut-elle avoir ?
Une fois les rétrécissements des gros vaisseaux sanguins éliminés, le recours à la OHB appuie la formation nécessaire de nouveaux petits vaisseaux sanguins dans le cas idéal, lorsque la mesure de la pression partielle en oxygène est positive. Ce n’est que la combinaison de l’opération des gros vaisseaux à la formation de nouveaux capillaires qui assure que les jambes sont à nouveau mieux oxygénées. Généralement, les capillaires nouvellement formés grâce à la OHB ne se détériorent pas.

Adresses importantes relatives au diabète et aux maladies artérielles occlusives :
•  Deutscher Diabetiker Bund e.V. (DBB) (Association allemande des diabétiques)
•  Deutscher Diabetes-Union e.V. (Union allemande des diabétiques)
•  Deutsche Diabetes-Stiftung (Fondation allemande contre le diabète)
•  Deutsche Gesellschaft für Ernährung e.V. (Société allemande de la nutrition)
•  AVK-Selbsthilfegruppen Bundesverband e.V. (Fédération des groupes d’entraide en cas de maladies artérielles occlusives)
•  Deutsche Gesellschaft für Wundheilung und Wundbehandlung e.V. (Société allemande de la guérison et du traitement des plaies)



Assurance de la guérison des plaies et prise en charge des frais

Assurance de la guérison des plaies
•  L’oxygène diminue les inflammations car il améliore la fonction de défense immunitaire des globules blancs et renforce le fonctionnement de certains systèmes enzymatiques qui ont une mission bactéricide.
•  L’oxygène aide à la cicatrisation des plaies car l’activité des cellules qui constituent le tissu conjonctif (les fibroblastes) est maximale lorsque la pression en oxygène est élevée.
•  Les fibres du tissu conjonctif construisent mieux leur réseau lorsque la teneur en oxygène dans la région de la plaie est élevée.
•  Les nouveaux vaisseaux sanguins peuvent se former uniquement lorsque la pression partielle en oxygène est suffisamment haute au bord de la plaie.
•  L’alternance entre manque et excès d’oxygène accélère la maturation du nouveau tissu conjonctif et des vaisseaux.

Contrôle du traitement par OHB
L’enrichissement en oxygène est observé pendant le traitement à l’aide d’une ou plusieurs sondes adhésives placées autour de la plaie. De même, on détermine si la plaie convient pour la réussite du traitement par OHB. Environ 30 % des plaies problématiques chroniques qui ne cicatrisent pas s’avèrent convenir pour le traitement par OHB.

Etats-Unis : application de la OHB pour les plaies diabétiques
L’organisation « Centers for Medicare & Medicaid Services », une organisation américaine comparable aux grandes fédérations de caisses d’assurance maladie en Allemagne, a décidé la prise en charge des frais pour le traitement par OHB des plaies diabétiques selon les principes de la « evidence based medecine ». Les conditions sont :
•  plaie diabétique au pied ou dans le bas de la jambe
•  degré de gravité III ou IV d’après Wagner (= infection profonde, qui touche éventuellement l’os ou les tendons).
•  Un traitement standard de la plaie a été réalisé pendant au moins 30 jours et n’a pas donné de bons résultats.
•  Pendant le traitement par OHB, la plaie est contrôlée à intervalles réguliers.

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